Sumeria veut rationnaliser l'investissement

La néo-banque Sumeria de Lydia Solutions vient d'ajouter une toute dernière fonctionnalité à ses services bancaires. Ses nouveaux « plans d’investissement programmés » sont ainsi présentés comme des outils capables d'automatiser les placements de ses clients. Ils défendent le positionnement stratégique de la néo-banque pour s'imposer comme un outil bancaire complet pour ses clients, mais font surtout valoir son engagement à aider ses clients à rationaliser leurs investissements.
LES FAITS
- La nouvelle fonctionnalité proposée aujourd'hui par Sumeria doit permettre à ses clients d'automatiser des versements réguliers (hebdomadaires, bimensuels ou mensuels) à partir de 10 euros seulement, et directement depuis leur compte courant.
- Ces versements devront servir à investir, de manière automatique donc, dans des ETF, actions, cryptoactifs ou encore sur l'or.
- Afin d'assurer le lancement de sa nouvelle offre, Sumeria offre à ses clients 30 euros d'actifs pour chaque plan d'investissement mensuel supérieur ou égal à 100 euros prévus sur 6 mois minimum.
ENJEUX
- Renforcer la discipline d’épargne : L'automatisation est aujourd'hui présentée par Sumeria comme un argument pour permettre à ses clients particuliers de se constituer un capital au fil du temps, avec rigueur, en sortant de la dynamique propre aux marchés des investissements et suscitant parfois passion et impulsivité. Sumeria cherche ainsi à rationaliser les investissements.
- Encourager l'épargne régulière : L'objectif de Sumeria est aussi de promouvoir une épargne indolore tablant sur de petits montants réguliers plutôt que sur des sommes ponctuelles plus importantes. La néo-banque reprend aussi le modèle du calendrier pour promouvoir son nouveau service et faire le lien avec sa récente stratégie visant à organiser le suivi des finances de ses clients dans un calendrier justement.
MISE EN PERSPECTIVE
- Le positionnement actuel de Sumeria s'inscrit dans une tendance plus large portée par des acteurs alternatifs des services financiers. Ces derniers s'engagent en effet massivement ces derniers mois en faveur de la démocratisation des investissements en bourse, en cryptoactifs et en ETF.
- N26 a par exemple multiplié les lancements de produits ces derniers mois en annonçant la sortie d'un service de trading en janvier 2024 et le déploiement de N26 Crypto en France en mars suivant. Dernièrement, la néo-banque allemande a aussi annoncé qu'elle préparait un PEA. En France, BoursoBank s'ouvrait pour sa part au trading de cryptoactifs en mars dernier.
- Sumeria se lance donc dans une bataille concurrentielle d'actualité mais avec une promesse différenciante visant la rationalisation plutôt que la seule démocratisation.
