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  • Innovation
  • Royaume-Uni

Une néo-banque au service de la recherche scientifique

Une nouvelle néo-banque vient de faire son apparition sur le marché britannique. Pour se différencier face à une concurrence foisonnante, elle table sur l'engagement affinitaire. Baptisée Science Card, elle propose en effet des services financiers permettant de contribuer au quotidien au financement de la recherche scientifique et technologique de demain. Pour cela, elle s'appuie sur l'infrastructure technique d'Enfuce, qui travaille déjà avec des acteurs français comme Memo Bank ou Pleo.

LES FAITS

  • La FinTech finlandaise Enfuce s'est associée à la start-up britannique Science Card pour lancer une infrastructure bancaire proposant un compte associé à une carte de paiement.

  • Son objet est de financer la recherche scientifique : environ 10 % des revenus de Science Card sont ainsi alloués au financement des initiatives innovantes des scientifiques.

  • Les clients sont aussi directement engagés dans cette action puisqu'ils sont invités à choisir quels projets ils souhaitent soutenir parmi les travaux engagés dans les principales universités britanniques. 

  • Trois modes de financement sont ainsi prévus par Science Card : 

    • le versement d'une partie des commissions prélevées par Science Card sur les paiements réalisés avec ses cartes, 

    • le versement de l'arrondi de toutes les dépenses réalisées avec ses cartes,

    • le financement participatif, accessible depuis l'application de la FinTech et permettant à ses clients de reverser des micro-subventions en quelques clics aux différents projets de recherches scientifiques. En contrepartie, ils bénéficient alors d'une partie de la propriété intellectuelle des projets.

  • Enfuce est le partenaire technique de Science card pour l'émission des cartes opérées sur le réseau Mastercard.

ENJEUX 

  • Concrétiser les opportunités offertes par l'open-banking : Les services de Science Card sont disponibles grâce à l'intégration des API d'Enfuce par la fintech. Ce modèle de "card-as-a-service" illustre une fois encore le potentiel des partenariats en faveur du déploiement de nouveaux services financiers par des acteurs variés portant autant de projets innovants. Grâce aux partenariats avec des acteurs comme Treezor, Okali, Solarisbank ou Enfuce, tous types d'acteurs peuvent désormais prétendre au titre de néo-banque et proposer une offre de services de paiement affinitaire au service de besoins très spécifiques.

  • Une promesse RSE : Les créateurs de Science Card, eux-mêmes scientifiques et entrepreneurs, soulignent l'opportunité de leur service dans le soutien de l'innovation en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, l'accès à l'éducation ou bien encore l'amélioration des solutions de santé. Une préoccupation que la start-up a en commun avec Enfuce, qui s'est d'abord spécialisée dans le calcul d'émissions carbone, mais aussi dans des projets à portée solidaire.

  • Financer la R&D : Enfuce précise pour sa part que Science Card permet à ses clients de contribuer financièrement très facilement aux projets scientifiques, réduisant les freins à l'engagement philanthropique. 

MISE EN PERSPECTIVE

  • Enfuce a levé de nouveaux fonds en série C en fin d'année 2021, pour un montant de 45 millions d'euros. Depuis, la FinTech a accéléré son déploiement tout en poursuivant ses ambitions en matière de démarches responsables.
  • D'autres acteurs sont emblématiques de cette tendance. C'est le cas par exemple de Treezor, filiale de Société Générale, qui s'est adressé par exemple à certains types d'acteurs de niche pour leur permettre de lancer leurs propres services financiers : elle a notamment équipé les CSE des entreprises (avec Leeto) ou encore les syndics de co-propriété (avec Matera). Ce nouveau type d'acteurs illustre l'ambition de certains de permettre de "créer une néo-banque en 5 minutes", nouvelle perspective née de la DSP2.