Westpac lance un service d'urgence pour bloquer les comptes piratés

Nouvelle initiative bancaire en faveur de la lutte contre la fraude notamment liée aux paiements, avec la banque australienne Westpac qui choisit de répondre à l'urgence que peut représenter ce type de situation grâce à une simple fonctionnalité. Son nouveau service baptisé SafeBlock porte en effet la promesse d'une réactivité optimale.
LES FAITS
- Westpac vient donc de présenter sa nouvelle initiative baptisée SafeBlock, prenant la forme d'une fonctionnalité permettant aux clients de bloquer et débloquer instantanément leur compte via leur application mobile bancaire et en quelques clics seulement.
- L'activation de SafeBlock est présentée comme ultra simplifiée pour permettre aux clients de Westpac de bloquer instantanément les nouvelles transactions, y compris les paiements numériques et par cartes, les virements ainsi que les retraits aux distributeurs automatiques.
- Les virements et abonnements préprogrammés ne seront en revanche pas affectés par le blocage.
- Les clients pourront par ailleurs désactiver SafeBlock tout aussi simplement qu'au moment de l'activation, une fois la sécurité de leurs comptes vérifiée.
- La fonctionnalité sera disponible pour les clients dans les prochains mois via l'application Westpac et ses services bancaires en ligne.
ENJEUX
- Répondre à l'urgence : SafeBlock vise à offrir un contrôle accru sur la sécurité des comptes aux clients de la banque, grâce une fonctionnalité capable, par sa simplicité d'utilisation, de les aider à réagir en urgence à une situation ou un soupçon de fraude qui nécessite forcément une grande réactivité.
- L'après prévention : Westpac précise avoir investi plus de 100 millions de dollars dans la prévention des escroqueries au cours des deux dernières années, permettant ainsi à ses clients d'éviter plus de 400 millions de dollars de pertes. Une tendance de fond pousse en effet actuellement de nombreux acteurs financiers et bancaires à enrichir leur discours et leurs actions en matière de prévention et de pédagogie pour aider les clients à mieux se prémunir contre les risques de fraude. Mais ici, l'objectif n'est pas de sensibiliser les clients pour les aider à prévenir le risque, mais bien de les aider à réagir le plus rapidement possible lorsque le risque est malgré tout réalisé.
MISE EN PERSPECTIVE
- La nouvelle initiative de Westpac représente un moyen d'améliorer encore les outils de lutte contre la fraude placés entre les mains de ses clients. Elle suit un modèle qui avait déjà été initié par le passé par certains acteurs concurrents de la banque.
- OCBC en faisait par exemple la démonstration en 2022 en présentant son "kill switch" censé là aussi bloquer rapidement et totalement les comptes de ses clients victimes de fraudes pour limiter les dégâts. La banque singapourienne présentait un peu plus tard des verrous numériques baptisé Money Lock, pour permettre à ses clients de bloquer une partie seulement des montants de leur compte afin de les rendre inaccessibles à toute tentative de transferts indus.
- La plupart des acteurs bancaires et financiers proposent par ailleurs des fonctionnalités de blocage de cartes plus ou moins enrichies, comme celles présentées en Australie par les principaux concurrents de Westpac. La Commonwealth Bank of Australia lançait par exemple dès 2014 "Lock, Block and Limit", proposée pour verrouiller les moyens de paiement ou certaines transactions. ANZ porte pour sa part "Card Control".
