Ethereum et Solana envisagées pour déployer l'Euro numérique

Face à l’adoption par les États-Unis d’une législation favorable aux stablecoins, l’Union européenne accélère le déploiement de son euro numérique. La Banque centrale européenne (BCE) envisagerait désormais d’utiliser une blockchain publique comme Ethereum ou Solana, alliant transparence et interopérabilité, tout en devant relever des défis de souveraineté, de sécurité et de confidentialité.
LES FAITS
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La BCE envisage pour la première fois, selon le Financial Times, de déployer l’euro numérique sur une blockchain publique comme Ethereum ou Solana, alors que les banques centrales privilégiaient jusqu’ici des infrastructures privées. Ces avancées demeurent néanmoins au stade d’expérimentations techniques évoquées dans le cadre de recherches, et non d’un véritable projet de déploiement pour la version finale du produit.
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Cette initiative serait motivée par le fait de tester l’interopérabilité et certains cas d’usage. L'euro numérique doit en effet garantir la souveraineté monétaire européenne, éviter la domination du dollar numérique et réduire les coûts tout en augmentant la transparence.
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Les discussions incluraient la sécurité des transactions, la confidentialité des utilisateurs et la coopération internationale, face à la concurrence des États-Unis et de la Chine sur les monnaies numériques.
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La BCE n'a pas encore communiqué officiellement sur le sujet. Le déploiement de l'euro numérique sur des blockchains publiques resterait un projet à l'étude. Le déploiement de la MNBC sur des blockchains permissionnées/privées demeure tout de même l’option la plus sérieuse à ce jour pour l’euro numérique.
ENJEUX
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Assurer la souveraineté monétaire : La récente adoption du GENIUS Act américain sur les stablecoins a provoqué un électrochoc en Europe, accélérant le calendrier de l’euro numérique, initialement prévu pour 2029, vers 2027. L'enjeu est aujourd'hui, pour le continent européen, d'éviter que l’euro ne perde son rôle international face à la montée en puissance des stablecoins américains.
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Favoriser l'interopérabilité et l'adoption mondiale : L’usage de blockchains publiques pourrait favoriser l’acceptation et la compatibilité internationale de l’euro numérique. Mais l'ambition de la BCE est surtout tournée vers des problématiques de sécurité et de confidentialité. Il s'agit de trouver un équilibre entre transparence des transactions, protection des citoyens, confiance dans la monnaie et souveraineté monétaire.
MISE EN PERSPECTIVE
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L’Europe accélère l’euro numérique pour ne pas subir la domination des stablecoins américains, s’inspirant de régulations favorables comme celles du Wyoming pour stimuler l’innovation locale. La BCE avance à petits pas sur le sujet ; elle publiait notamment son troisième rapport d'étape sur les avancées de son projet d'euro numérique fin juillet dernier. Elle précisait alors le fonctionnement hors ligne de l'euro numérique.
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A l'international, les projets de monnaies numériques de banques centrales poursuivent eux-aussi leur déploiement. La Banque de France et la BCE, la FED américaine, la banque centrale brésilienne, la banque d'Angleterre, la Royal Bank of India, la banque centrale chinoise, la Hong Kong Monetary Authority (HKMA), sont autant d'acteurs travaillant à l'international au déploiement des MNBC.
