Société Générale se dote d'un conseil scientifique

La banque française Société Générale a choisi de créer un nouveau Conseil Scientifique Consultatif au sein de son organisation. Ce dernier devra désormais fournir à la Direction générale des éclairages sur les principales tendances émergentes qui influenceront l’environnement économique et les activités du groupe. Et ces éclairages devront s'appuyer sur des approches scientifiques.
LES FAITS
- Le nouveau Conseil Scientifique Consultatif de Société Générale est composé de huit membres issus de disciplines variées et capables de justifier d'une grande expertise sur des thématiques majeures dans les domaines :
- de la technologie,
- de l’IA,
- du climat et de la nature,
- de l’économie internationale et urbaine,
- des comportements sociaux,
- des droits de l'homme et des relations internationales.
- Subra Suresh, professeur émérite du MIT et de l'Université de Brown, présidera ce nouveau conseil au sein de la banque.
ENJEUX
- Un nouvel outil de conseil interne : Le nouveau Conseil Scientifique Consultatif de Société Générale est présenté par la banque comme une instance consultative basée sur des expertises complémentaires capables d'offrir une vision d'ensemble à la banque pour lui permettre de prendre des décisions éclairées.
- Prévoir et appréhender : Société Générale espère pouvoir compter sur ce nouveau Conseil pour mieux appréhender l'avenir, ses défis, mais aussi pour mieux capter les futures opportunités en amont du marché et de la concurrence.
- Une démarche RSE : Outre les thématiques technologiques (dont l'étude doit permettre à la banque de gagner en efficacité et de saisir les opportunités), les autres grands domaines de compétences des experts sélectionnés par Société Générale concernent des dimensions RSE. Cette sélection illustre ainsi l'engagement de la banque et ses ambitions à atteindre des objectifs responsables en matière d'écologie et de démarches sociales.
MISE EN PERSPECTIVE
- Le maître-mot du lancement de ce nouveau conseil par la société générale est celui de l'anticipation. Mais la banque cherche aussi à concrétiser ses efforts en matière de RSE et à donner une certaine contenance à ce positionnement engagé en faisant appel à des experts reconnus à l'échelle internationale.
- Cette stratégie doit notamment permettre à la banque de gagner en crédibilité alors que les institutions bancaires ont récemment été une nouvelle fois accusées de greenwashing. Selon le rapport « Banking on Climate Chaos », publié par un consortium d'ONG dont Reclaim Finance, les 65 plus grandes banques mondiales (américaines et japonaises en tête) ont même accordé un montant en augmentation pour financer les énergies fossiles en 2024.
- Les banques françaises restent, pour leur part, considérées comme « des leaders au niveau international de la transition énergétique » selon la Fédération Bancaire Française (FBF).
