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L'euro numérique promet de garantir la souveraineté monétaire de l'Europe

Dans un contexte politique instable et notamment marqué par des revirements politiques américains, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque de France soulignent l'importance fondamentale de garantir la souveraineté monétaire européenne. À ce titre, l’euro numérique est envisagé comme un levier stratégique pour permettre à la zone euro de maîtriser son avenir financier, bien que sa mise en œuvre reste encore incertaine.

LES FAITS

  • La phase de préparation de l'euro numérique, débutée en novembre 2023, se voit aujourd'hui fixée une échéance, octobre 2025, selon une récente déclaration de la Présidente de la Banque centrale européenne datant de mars dernier.
  • D'ici octobre 2025, au plus tard, le Conseil des gouverneurs de la BCE devra se réunir pour prendre les décisions qui s'imposeront concernant :
    • la validation ou non de l'entrée du projet en phase de déploiement,
    • la définition des étapes du déploiement,
    • l'émission d'un cadre réglementaire spécifique.
  • Le déploiement de l'euro numérique reste donc à ce jour hypothétique et sa mise en pratique ne pourrait pas intervenir avant 2027 ou 2028, selon plusieurs observateurs du secteur. Sa concrétisation complète ne serait envisageable qu’aux alentours de 2030.
  • La mise en circulation de l'euro numérique interviendrait en complément de l'argent liquide et d'autres solutions de paiement actuellement proposées sur le territoire européen.
  • Piero Cipollone, membre du directoire de la BCE, s’est exprimé il y a quelques jours devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen pour clarifier la situation. Il mettait notamment en lumière les avantages potentiels de l'introduction d'une version numérique de l'euro, visant à :

    • renforcer l'autonomie stratégique de l'Europe ,

    • offrir une alternative souveraine aux systèmes de paiement dominés par des acteurs non européens,

    • réduire la dépendance aux technologies étrangères, y compris aux stablecoins adossés au dollar américain.

ENJEUX

  • Rappeler le bien-fondé de l'initiative : Le contexte géopolitique particulièrement pesant et les revirements de l'administration présidentielle américaine participent à accentuer encore l'importance de garantir la souveraineté monétaire européenne. Les annonces aujourd'hui portées par la Banque de France et la Banque centrale européenne visent à la fois à faire la lumière sur les avancées du projet de l'euro numérique et à souligner l'importance fondamentale de son prochain déploiement.
  • Hypothétique mais en développement : Si la Banque centrale européenne ne s'avance pas à acter le lancement effectif de l'euro numérique à une date certaine, ses ambitions restent claires quant à la concrétisation de ce projet. Néanmoins, elles ne semblent pas assez fortes pour le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui appelait tout récemment à l'accélération du projet. Mais la décision finale d'émettre l'euro numérique dépend notamment des processus législatifs en cours au niveau européen.
  • Couper court aux fausses accusations : Un récent discours de la Présidente de la Banque centrale européenne avait déclenché récemment une vague de désinformation concernant le déploiement prochain de l'euro numérique. Une situation qui avait notamment poussée l'AFP à publier un article correctif, et qui mobilise aujourd'hui aussi les parties prenantes au projet.

MISE EN PERSPECTIVE

  • La BCE précise sporadiquement ses avancées sur ce projet d'euro numérique. En décembre dernier, elle abordait la mise à jour de son règlement et l'examen des attentes des consommateurs, détaillants et prestataires de services de paiement. Elle réalisait un nouveau point d'étape sur ses travaux en février dernier, sur le thème de l'étude d'une offre basée sur des technologies de registre distribué, ou DLT (Distributed Ledger Technology).
  • Sur le thème spécifique de la souveraineté monétaire, la France représente un exemple européen, forte de son réseau national de cartes de paiement, Cartes Bancaires, et de l'infrastructure de compensation interbancaire STET. CB vient, par ailleurs, de souligner sa complémentarité avec Wero, un autre instrument européen souveraineté monétaire.