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La grande distribution veut développer un système alternatif aux cartes bancaires

La grande distribution veut développer d’ici février un pilote de virement de proximité en s’appuyant sur le téléphone mobile. Le système a pour but de lancer une alternative aux cartes bancaires avec un virement au nouveau format européen (le sepa credit transfert). Le pilote permettrait de traiter chaque virement en temps réel. Ainsi, pour valider le paiement, la banque du commerçant n’a pas à intervenir et n’a donc plus de commission à verser à la banque du consommateur, commission répercutée ensuite au commerçant.

L’investissement pour le développement de ce mode de virement fondée sur la « signature mobile » serait de l’ordre de 100 millions d’euros.
Les nouveaux instruments liés au SEPA ouvrent un potentiel important d’innovation marketing. Le projet de la grande distribution en donne une première illustration. Les distributeurs ne veulent plus supporter le poids des commissions interbancaires. Ce projet, s’il est mené à terme, entrainera de facto leur diminution. Pour les banques, l’enjeu s’élève à 1,3 milliard d’euros de commissions interbancaires. Les investissements nécessaires pour mettre en place cette solution (100 millions d’euros)  ne représentent pas même 8 % de ce montant.

Les banques demeurent évidemment réservées sur ce projet. Pour le moment, les argumentations en sa faveur et contre lui se succèdent. Pour les uns, le paiement par carte offre une garantie de paiement qui n’existe pas dans le cas du virement. Les autres jugent que cette garantie devient inutile à partir du moment où le virement se fait en temps réel, temps réel qu’aucune infrastructure ne peut garantir selon les banquiers.

Le secteur bancaire préfère envisager une autre version du virement de proximité, sur la base de la carte bancaire et déjà utilisé dans d’autres pays européens. Ce virement de proximité consiste à enregistrer auprès de sa banque une liste de destinataires réguliers puis, à partir d’un distributeur, d’effectuer les virements. Le système convient donc particulièrement aux paiements des factures de la vie courante.

Le but est ici de faire disparaître le chèque, non facturé aux clients et très coûteux pour les banques. Véritable particularité française, 61 % des chèques émis en Europe le sont par les Français.